Dépister les femmes jeunes, un défi dans le cancer du sein triple négatif

Trois questions à… Dr Philippe Bonnard, Directeur médical oncologie chez MSD France.

Quelle est l’incidence du cancer du sein triple négatif ?

En France, chaque année, près de 60 000 femmes sont diagnostiquées d’un cancer du sein, et il en existe plusieurs types. Parmi eux, le cancer du sein triple négatif (CSTN), une forme agressive et de mauvais pronostic, qui se définit par l’absence de récepteurs hormonaux (œstrogènes et progestérone) et l’absence de surexpression du récepteur HER2. Identifié comme une cible prioritaire de la Stratégie nationale de lutte contre le cancer 2021-2030, le CSTN concerne environ 9 000 femmes chaque année, soit 15 % des cas de cancer du sein.

Comment améliorer la prise en charge de ce cancer ?

Cela passe par une prise en charge précoce. 40 % des patientes ont moins de 40 ans. Elles ne s’inscrivent donc pas dans le dépistage organisé du cancer du sein proposé à partir de 50 ans, d’où la nécessité d’une surveillance par auto-examen mammaire et d’une consultation régulière chez un gynécologue. Un diagnostic précoce de la maladie offre de meilleures chances de guérison. Les enjeux sont en effet différents selon le stade de la maladie : au stade métastatique, où la médiane de survie est de quatorze mois, l’objectif est de prolonger la survie ; au stade précoce, il est de réduire le risque de récidive. L’arrivée de traitements innovants pour ce cancer, dont les options thérapeutiques étaient jusqu’ici très limitées, est donc une excellente nouvelle pour les patientes.

Quel est l’engagement de MSD dans les cancers féminins ?

Acteur majeur en immuno-oncologie, MSD est engagé de longue date dans la lutte contre les cancers de mauvais pronostic (poumon, œsophage…), améliorant la survie grâce à l’efficacité de son immunothérapie. Aujourd’hui, MSD poursuit son action contre les cancers féminins avec la mise à disposition de traitements innovants dans de multiples tumeurs (sein, ovaire, endomètre et col de l’utérus). Nous souhaitons ainsi proposer aux patientes de nouvelles alternatives thérapeutiques, en utilisant nos molécules, seules ou en association, pour améliorer la prise en charge et changer le cours de la maladie.

Gézabelle Hauray


Article extrait du dossier Grand Angle spécial Cancer du sein réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 7 octobre 2022.

© Photos : MSD / DR