Innover pour les patients atteints de dermatoses inflammatoires chroniques

Expert dans le domaine des maladies inflammatoires chroniques, Pfizer s’est fixé pour mission d’apporter des innovations thérapeutiques dites « de rupture », qui changent véritablement la vie des patients. Entretien avec Jérôme Bancarel, Directeur de l’unité Inflammation & Immunologie de Pfizer.

Quels sont les objectifs prioritaires de Pfizer dans la recherche en dermatologie ?

Pionnier des biothérapies il y a plus de vingt ans, Pfizer a acquis une solide connaissance dans le domaine des maladies inflammatoires chroniques et, notamment, celles touchant la peau.

Nous nous intéressons en priorité aux besoins médicaux non couverts, c’est-à-dire aux pathologies pour lesquelles peu de solutions thérapeutiques efficaces existent pour les patients et où les besoins en innovation sont très importants.

En effet, dans de nombreuses maladies chroniques de la peau, la réponse thérapeutique n’est pas suffisante et les patients, souvent ceux atteints des formes les plus sévères, n’obtiennent pas, malgré leur traitement, la rémission tant souhaitée de leurs symptômes. Nos efforts se concentrent donc sur des pathologies cutanées handicapantes au quotidien, comme la dermatite atopique, le psoriasis, la pelade, le vitiligo, la maladie de Verneuil…

Même si d’importants progrès scientifiques ont déjà été faits ces dernières années, la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques de la peau doit et peut encore être améliorée. L’attente en termes d’innovation est forte : plus de 16 millions de Français sont atteints de maladies de peau, alors que dans 80 % des cas le diagnostic est délivré dès la première consultation chez un dermatologue(1), certains renonçant parfois à se faire soigner faute de résultats.

L’attente en termes d’innovation est forte : plus de 16 millions de Français sont atteints de maladies de peau…

Quelles sont les principales innovations thérapeutiques développées par le laboratoire dans ce domaine ?

Les recherches sur la compréhension des processus inflammatoires du système immunitaire ont permis aux chercheurs de Pfizer de découvrir des mécanismes d’action innovants et de développer, il y a plusieurs années maintenant, les premières biothérapies anti-TNF et, plus récemment, les inhibiteurs de Janus kinase (JAK). Les biothérapies anti-TNF ont véritablement révolutionné la prise en charge des patients atteints de psoriasis modéré à sévère en échec thérapeutique. Les inhibiteurs de JAK constituent une autre avancée spectaculaire.

Les Janus kinases (JAK 1, JAK 2, JAK 3, TYK2) sont des enzymes qui jouent un rôle clé dans le déclenchement de la réaction inflammatoire. En les bloquant, on peut ainsi réduire l’inflammation. Dans ce domaine, Pfizer possède l’un des pipelines les plus importants avec 16 molécules en développement clinique, dont la moitié s’adressent à des pathologies dermatologiques. Parmi ces dernières, cinq anti-JAK et plusieurs biothérapies.

Les inhibiteurs de JAK permettent d’améliorer significativement la qualité de vie des patients et, même, d’obtenir une rémission des symptômes pour certains. Des résultats encourageants pour les patients atteints de dermatite atopique, qui déclarent, pour 50 % d’entre eux, que leur maladie impacte la libido de leur conjoint(1), ou pour 17  % qu’ils ont déjà rencontré des problèmes de discrimination à l’embauche(1).

Il faut favoriser le partage d’expériences et diffuser les savoirs pour que les patients puissent en bénéficier.

Comment mieux répondre aux besoins des patients ?

L’engagement de Pfizer ne se limite pas à la mise au point de nouveaux traitements innovants. Nous partageons les nouvelles données scientifiques et médicales avec les professionnels de santé pour les accompagner et contribuer à améliorer le diagnostic et le parcours de soins des patients. Les maladies inflammatoires chroniques peuvent en effet toucher tout le corps et les maladies de peau peuvent être associées à des maladies rhumatologiques (rhumatisme psoriasique) ou à de l’asthme en cas de dermatite atopique, par exemple. Il faut favoriser le partage d’expériences et diffuser les savoirs pour que les patients puissent en bénéficier.

Nous sommes également à l’écoute des associations de patients et agissons à leurs côtés pour favoriser une meilleure compréhension de la maladie et des traitements par les patients. Les pathologies cutanées sont encore trop souvent méconnues et taboues. C’est pourquoi nous soutenons des associations telles que l’Association française du Vitiligo, la Fédération française de la Peau, l’Association française de l’eczéma et France Psoriasis dans leurs actions (production de données sur le fardeau de la maladie, plaidoyer…) en faveur de la reconnaissance des maladies de peau comme de véritables pathologies pouvant avoir un impact sur la qualité de vie. En collaboration avec les associations de patients, les sociétés savantes et les professionnels de santé, nous voulons faire avancer la prise de conscience de la société sur les conséquences très importantes de toutes ces maladies de peau sur la qualité de vie des patients. Les problèmes de peau sont souvent perçus comme bénins et superficiels, alors qu’ils peuvent être très invalidants et stigmatisants pour les personnes qui en souffrent et les conduire à l’isolement voire à la dépression. Le retentissement psychique est souvent sous-estimé dans des pathologies telles que la dermatite atopique ou encore le psoriasis.

Enfin, nous collaborons avec les acteurs du système de santé afin de faire en sorte que ces nouveaux traitements innovants puissent être accessibles à tous les patients concernés.

C. F.

Article extrait du dossier Grand Angle spécial Dermatologie réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 2 décembre 2021.

PP-GIP-FRA-2553

Photo : © tobyphillipsphotography.co.uk / DR

Article précédentFimarad, une filière de référence…
Article suivantDermatite atopique : la révolution thérapeutique