Cancers hépato-biliaires : de nouvelles modalités de traitements pour améliorer la vie des patients

Le laboratoire AstraZeneca mobilise l’ensemble de ses plateformes scientifiques pour la recherche de traitements innovants afin de redonner l’espoir de vivre aux patients atteints de ces maladies dévastatrices au pronostic très sombre. Entretien avec le Dr Nicolas Ozan, Directeur médical Oncologie Hématologie AstraZeneca France.

Concernant les cancers hépato-biliaires, où en est-on aujourd’hui en France ?

Le carcinome hépato-cellulaire (CHC) est le cancer primitif du foie le plus fréquent, avec 10 000 nouveaux cas par an et une augmentation de l’incidence de 1,6 % qui le classe au 10e rang des cancers en France(1). Deuxième principal type de cancer hépato-biliaire, le cancer biliaire*, qui touche 2 000 patients chaque année en France, représente 10 à 15 % des cancers primitifs du foie(1). Ces deux cancers sont de diagnostic tardif et de très mauvais pronostic : on note une survie nette standardisée à cinq ans de 18  % pour les cancers du foie(2) et de 22 % pour les cancers biliaires (voies biliaires et vésicule (2)). Les CHC sont principalement liés aux hépatites – que l’on arrive maintenant à traiter, à part l’hépatite B – et aux habitudes de vie occidentales trop riches en alcool ou en graisses. 70 % des patients atteints ont une cirrhose sous-jacente(3), qui n’est donc pas uniquement alcoolique mais de plus en plus non alcoolique – la NASH** – et liée à une mauvaise alimentation.

Quels sont les principaux axes de recherche d’AstraZeneca dans ces cancers hépato-biliaires ?

Pour le CHC et le cancer des voies biliaires (CVB), notre effort se concentre sur des associations thérapeutiques innovantes démontrant une efficacité et une tolérance connues. Il est notamment crucial de ne pas aggraver les risques cardio-vasculaires et hémorragiques chez les patients concernés, qui souffrent de nombreuses comorbidités. L’arrivée d’immunothérapies comme nouvelles modalités de traitement est l’opportunité de faire évoluer les standards de prise en charge actuelle. D’après les études en cours, la survie des patients est prolongée, leur qualité de vie est maintenue, l’immunothérapie ayant des effets secondaires connus et moins lourds que les traitements conventionnels. On peut également espérer traiter les patients plus tôt, pour échapper à la dégradation du cancer au stade métastatique. Notre objectif : transformer les résultats pour près de 5  500 patients atteints de maladies gastro-intestinales dévastatrices, dont le CVB et le CHC, en France d’ici à 2025.

Propos recueillis par Sandrine Guinot-Mosetti


**  Non Alcoholic Steatose Hepatitis .

* Ces cancers incluent voies biliaires (intrahépatique, extrahépatique) et vésicule biliaire.

(1) fmcgastro.org

(2) Bouvier V, Nousbaum J-B, Bouvier A-M, Lecoffre C, Lafay L, Mounier M et al. Survie des personnes atteintes de cancer en France métropolitaine 1989-2018 – Foie, vésicule et voies biliaires. Boulogne-Billancourt  ; Institut national du cancer mars 2021, 12.p

(3) afef (Association française pour l’étude du foie)


Article extrait du dossier Grand Angle spécial Hépatologie réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 7 octobre 2022.

Photo : © AstraZeneca / DR

information communiquée en collaboration avec l’entreprise de santé AstraZeneca – FR-13083 10/2022