Agissons ensemble pour la santé des femmes !

Fertilité, pathologies utérines, contraception et infections vaginales, le laboratoire Gedeon Richter apporte des solutions bénéfiques pour la santé des femmes. Rencontre avec le Dr Elisangela Arbo-Jouhaud, Directrice médicale du laboratoire.

Quelle est l’histoire du laboratoire Gedeon Richter ?

Le groupe a été créé, il y a cent vingt ans, par Gedeon Richter, et la santé de la femme a toujours été, dès le début, un axe thérapeutique majeur. La filiale France est même consacrée à 100 % à ce domaine, avec un portefeuille de médicaments diversifié et innovant, qui ne cesse de s’agrandir. Nos axes thérapeutiques sont l’infertilité, les pathologies utérines, la contraception et les infections vaginales. Depuis 2019, et malgré le contexte sanitaire, nous mettons à disposition des femmes un ou deux nouveaux produits chaque année. Notre volonté est de leur proposer de nouvelles alternatives thérapeutiques ou de rendre accessibles des produits encore non remboursés.

Quelles sont les innovations notoires en contraception ?

Aujourd’hui, l’ensemble des recherches en contraception tend vers le développement de produits qui apportent un confort d’utilisation aux patientes, associé à une efficacité optimale et à une minimisation des possibles effets indésirables. Dans cet objectif, nous avons mis à disposition des femmes cet automne une véritable innovation : le premier contraceptif oral combiné à base d’estétrol. Il s’agit d’un œstrogène fœtal qui a la particularité d’être donc reconnu par l’organisme des femmes. Son efficacité contraceptive démontrée est associée à des effets perturbateurs endocriniens très limités sur l’environnement.

Quel est votre engagement face à l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie douloureuse et l’une des causes d’infertilité. Pour mieux y faire face, nous proposons depuis 2020 le premier diénogest remboursé pour le traitement de l’endométriose. Ce traitement, qui était déjà remboursé dans d’autres pays, vise à soulager et à contrôler des symptômes associés à une endométriose. Et il a spécifiquement fait ses preuves dans ce domaine. C’était une première en France. En collaboration avec l’association de patientes EndoFrance, nous nous sommes intéressés au parcours des femmes souffrant d’endométriose, et nous avons mis en place une enquête qui a relevé un délai d’errance diagnostique de sept ans, au cours duquel ces femmes consultent en moyenne trois professionnels. C’est un délai inadmissible et notre rôle est aussi de contribuer à le faire diminuer. Nous soutenons aussi la Fondation pour la recherche sur l’endométriose.

Nos axes thérapeutiques sont l’infertilité, les pathologies utérines, la contraception et les infections vaginales. Depuis 2019, et malgré le contexte sanitaire, nous mettons à disposition des femmes un ou deux nouveaux produits chaque année.

Que proposez-vous pour le traitement des fibromes ?

Depuis cette année, Gedeon Richter met progressivement à disposition, dans différents pays, le premier antagoniste de la GnRH en thérapie combinée pour le traitement des symptômes modérés à sévères associés aux fibromes utérins. Ce traitement, unique, est une réelle innovation et changera le panorama de la prise en charge médicamenteuse des fibromes. En France, nous en sommes à la phase d’accès au marché. Afin de mieux comprendre les besoins et les problématiques vécues par les femmes, nous avons conduit fin 2021 une enquête pour évaluer la prévalence des ménorragies, saignements anormalement volumineux, qui sont un des principaux symptômes des fibromes utérins. Pour ce projet, nous travaillons avec les associations de patientes Le Collectif BAMP, ENDOmind et EndoFrance, ainsi qu’avec un groupe d’experts reconnus. Ces données seront partagées à partir du printemps 2022.

Outre tous ces projets, comment vous positionnez-vous en infertilité ?

L’infertilité est un pilier très important pour Gedeon Richter. Nous y sommes engagés depuis 2015, avec le premier biosimilaire d’une hormone recombinante utilisée en AMP. Pour ce traitement, nous avons conçu un dispositif d’injection spécifique et innovant à usage unique. Ce biosimilaire permet une économie potentielle de 20 % à la collectivité. Un atout non négligeable, après la promulgation de la nouvelle loi de bioéthique en 2021, qui étend l’assistance médicale à la procréation (AMP) aux femmes seules, en couple homosexuel, et la possibilité de préserver la fertilité des femmes.

Les biosimilaires représentent un vrai enjeu de santé publique pour que la prise en charge puisse continuer à être accessible à tous. Pour apporter toujours de nouvelles solutions, nous continuons à investir dans ce domaine. En tant qu’acteur de santé, nous travaillons également en collaboration avec des associations de patientes comme le Collectif BAMP, avec qui nous avons mené une enquête auprès des patientes pour comprendre leurs parcours, et nous en conduisons actuellement une autre afin de mieux comprendre leurs connaissances sur leur fertilité (diminution de la fertilité avec l’âge, possibilité de préserver la fertilité, etc.).

Cette enquête vise dans un deuxième temps à informer sur les points identifiés comme les moins connus. Nous menons aussi différents projets avec des experts français, afin de faire avancer les connaissances médicales et scientifiques sur les traitements de l’infertilité.

Gézabelle Hauray

Article extrait du dossier Grand Angle spécial Santé des femmes réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 13 janvier 2022.

Photo :© Gedeon Richter / DR

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