
Récemment nommée présidente de Kyowa Kirin France et BeNeLux, Aurélie-Anne Chausse incarne une ambition forte : placer les maladies rares au cœur exclusif de la stratégie de Kyowa Kirin à un moment clé pour l’innovation thérapeutique et l’évolution des systèmes de santé. Interview.
Vous prenez la présidence de Kyowa Kirin France et BeNeLux. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?
Mon parcours, de la recherche hospitalière en neuro-pharmacologie à l’industrie pharmaceutique en oncologie, a toujours été guidé par la volonté d’améliorer concrètement et avec un certain sens de l’urgence, la prise en charge de patients confrontés à des maladies difficiles, tant sur le plan émotionnel que dans leur parcours de soins. L’engagement historique de Kyowa Kirin dans les maladies rares, son ambition scientifique et sa culture du partenariat ont été déterminants. L’acquisition d’Orchard Therapeutics et l’ouverture vers les thérapies géniques renforcent cette volonté de proposer des avancées réellement transformatrices à des patients dont les besoins restent largement insatisfaits.
Quelles sont aujourd’hui les grandes priorités de Kyowa Kirin dans les maladies rares ?
Kyowa Kirin est désormais une organisation entièrement dévolue aux maladies rares et complexes en Europe, structurée autour de deux pôles : les maladies osseuses et minérales, et l’onco-hématologie. Notre priorité est l’identification plus précoce des patients. Beaucoup restent encore non diagnostiqués ou trop tardivement. Il est donc essentiel de renforcer la sensibilisation, la coordination multidisciplinaire et la collaboration avec les centres experts afin que les innovations thérapeutiques bénéficient aux bons patients au bon moment.
Au-delà des traitements, comment agissez-vous sur l’errance diagnostique et l’écosystème de soins ?
Kyowa Kirin soutient des initiatives visant à accélérer le diagnostic précoce, notamment dans le domaine du dépistage néonatal génomique. Nous accompagnons par exemple le projet français Perigenomed, dont la première partie évalue la faisabilité, l’acceptabilité, l’impact psychosocial et l’organisation d’un dépistage génomique impliquant 2 500 participants dans cinq maternités. Nous contribuons également à la création de supports pédagogiques, dont un podcast réalisé par PharmaMinds avec le Pr Faivre du CHU de Dijon. En travaillant aux côtés des acteurs de santé, nous œuvrons à améliorer les parcours de soins, réduire les délais de diagnostic et préserver l’excellence clinique française, indispensable pour continuer à innover au service des patients.
Propos recueillis par Sandrine Mosetti
Information communiquée par Kyowa Kirin – KKI/FR/KKI/0142 – Février 2026
Photo : © Kyowa Kirin / DR
Article extrait du dossier Grand Angle spécial Maladies rares réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 1er mars 2026.













