Maladies respiratoires : de la prévention à l’innovation de rupture


Le laboratoire MSD est investi prioritairement dans les maladies respiratoires, tant dans la recherche de traitements face à des besoins médicaux non couverts que dans la prévention, avec des vaccins innovants qui répondent aux grands enjeux de santé publique. Interview de Lamia Boudiaf, directrice des Affaires médicales, MSD France.

Pourquoi les maladies respiratoires sont-elles une priorité stratégique pour le laboratoire ?

Les maladies respiratoires constituent un enjeu majeur de santé publique, avec un impact considérable sur les patients, leurs proches et le système de soins. MSD agit dans trois domaines complémentaires  : la prévention, avec des vaccins innovants notamment contre les infections à pneumocoques ; l’oncologie pulmonaire, pour répondre aux besoins non couverts du cancer du poumon ; et l’hypertension artérielle pulmonaire, avec des solutions ciblées pour une pathologie rare et complexe. Fort de cent trente ans d’expertise vaccinale et d’une tradition d’innovations thérapeutiques, MSD fait des maladies respiratoires une priorité stratégique, avec l’ambition de proposer des solutions concrètes qui réduisent le fardeau de ces pathologies et répondent aux besoins des patients.

Comment MSD contribue-t-il à protéger les enfants et les seniors contre les infections respiratoires graves ?

Les infections invasives à pneumocoque sont parmi les plus redoutables aux âges extrêmes de la vie, avant 1 an et dès 65 ans. Chez les nourrissons, le pneumocoque est responsable d’infections invasives graves, dont les méningites qui peuvent se compliquer de surdité, d’épilepsie ou encore de troubles cognitifs. Les personnes âgées de 65 ans et plus sont aussi particulièrement touchées, notamment par les pneumonies (plus de 130 000 cas de pneumonie/an), et la mortalité de ces infections varie de 10 à 30 % et augmente avec l’âge et les comorbidités. La moitié des personnes âgées hospitalisées pour une pneumonie et le quart de celles hospitalisées pour une infection invasive à pneumocoque sont des personnes sans comorbidités. Il est donc essentiel que toutes les personnes âgées se protègent contre le pneumocoque : la vaccination est aujourd’hui recommandée pour toutes les personnes de 65 ans et plus. MSD a mis à disposition des vaccins contre les pneumocoques permettant de répondre spécifiquement à l’épidémiologie de chaque population. MSD poursuit également ses efforts de recherche en pédiatrie avec, notamment, le développement de solutions préventives contre le virus respiratoire syncytial (VRS) chez les nourrissons.

Comment MSD a-t-il participé aux avancées thérapeutiques majeures dans le cancer du poumon ?

Il y a encore dix ans, le cancer du poumon avait un pronostic sombre, avec une survie médiane limitée à moins d’un an au stade métastatique. L’arrivée de nouvelles avancées thérapeutiques a bouleversé la prise en charge de ce cancer, améliorant significativement l’espérance de vie des patients. L’étude KBP-2020 montre que la proportion de patients encore en vie deux ans après un diagnostic de cancer du poumon a presque doublé en vingt ans, passant de 23 % en 2000 à 44 % en 2020. En situation métastatique, les études à long terme sur notre immunothérapie confirment un bénéfice durable avec des patients toujours en vie dix ans après le début du traitement. C’est ce qu’on appelle une véritable révolution ! Et, si cette amélioration s’accompagne d’une transformation des pratiques, elle n’a pas pour autant augmenté le coût moyen par patient. L’étude ELO que nous avons menée montre en effet que, si le coût de la prise en charge du cancer du poumon métastatique augmente, c’est en partie lié à la progression du nombre de patients, car le coût mensuel moyen par patient n’a pas connu de hausse significative. Le coût des thérapies innovantes (immunothérapie et thérapies ciblées) a été compensé par une baisse des hospitalisations et un basculement vers l’ambulatoire. C’est donc l’illustration même que l’innovation est une chance pour le patient, mais aussi pour la société.

Quelle est l’implication de MSD dans les maladies rares, et plus précisément dans l’hypertension artérielle pulmonaire ?

L’hypertension artérielle pulmonaire est une maladie rare, grave, mortelle, malgré les traitements actuellement disponibles. MSD a développé le premier traitement biologique de l’HTAP présentant un nouveau mécanisme d’action, qui agit sur la voie de signalisation de l’activine. Il s’agit du premier médicament ciblant la cause sous-jacente de la maladie. En association à d’autres traitements de l’HTAP, les résultats cliniques montrent un bénéfice substantiel sur la progression de la maladie avec une réduction de la morbi-mortalité, ainsi qu’une amélioration de la capacité fonctionnelle. Cette innovation thérapeutique reconnue par les autorités de santé a également reçu un prix Galien dans la catégorie Maladies rares.

Quelles sont les priorités du laboratoire en 2026 ?

En tant qu’entreprise d’innovation, nous avons pour ambition de poursuivre nos efforts de recherche et développement. En France, des millions de personnes vivent avec une pathologie grave ou sont à risque de développer une infection respiratoire, des patients en attente de nouvelles solutions préventives et thérapeutiques pour mieux lutter contre la maladie. Pour répondre à ces besoins, nous avons aussi comme priorité de préserver la dynamique de recherche clinique en France dans un contexte de forte concurrence internationale. La recherche clinique est une activité clé dans le domaine biomédical : elle permet aux patients d’accéder rapidement aux molécules les plus prometteuses et offre aux cliniciens et aux hôpitaux l’opportunité de participer à des projets de recherche d’envergure internationale. Nous espérons que cet écosystème de recherche fera l’objet d’un soutien renforcé de la part des pouvoirs publics ces prochaines années.

Propos recueillis par Christine Fallet


En partenariat avec MSD – FR-CMM-00897 – Janvier 2026
Photo : © SD France / DR


Article extrait du dossier Grand Angle spécial Maladies respiratoires réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 31 janvier 2026.