Barrière entre le monde extérieur et l’organisme, la peau est un organe complexe avec nombre de pathologies associées. De nouveaux traitements transforment leur prise en charge.

Acné, psoriasis, dermatite atopique, sécheresse due aux traitements anticancéreux…, les troubles cutanés atteignent un nombre de personnes de plus en plus élevé avec le mode de vie actuel (stress, alimentation…) et le vieillissement de la population. Considérée comme l’organe humain le plus important en termes de surface, la peau tient des rôles essentiels pour l’organisme. Elle protège non seulement le corps des infections et des rayonnements ultraviolets, mais elle facilite également le contrôle de la température corporelle et l’élimination des déchets organiques par la transpiration. De plus, la peau sert également à synthétiser la vitamine D et à stocker les réserves d’eau et de graisse. Grâce aux avancées des connaissances scientifiques sur la composition et l’organisation de la peau (cellules, microbiote), ses interactions avec l’environnement, les composés clés dans ses réactions : les mécanismes impliqués dans les différentes pathologies sont de mieux en mieux connus.
Ces connaissances ont rendu possible l’exploration de nouvelles approches thérapeutiques, qui, depuis quelques années, livre régulièrement aux dermatologues des traitements innovants. Certains ont véritablement transformé la prise en charge de certaines pathologies, et ont amélioré la qualité de vie des patients. C’est le cas par exemple de nouveaux traitements disponibles dans l’urticaire chronique, ou encore le psoriasis. Cependant, la spécialité qui a le plus bénéficié des innovations est la dermato-oncologie, qui doit également faire face à un afflux de patients. En effet, le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau a plus que triplé entre 1980 et 2012. Selon le Ministère de la Santé, près de 80 000 cancers de la peau sont diagnostiqués chaque année en France et 70 % environ sont des carcinomes baso-cellulaires. Le mélanome cutané est beaucoup plus rare que le carcinome mais c’est le plus grave des cancers de la peau, avec son haut potentiel métastatique Le mélanome cutané a touché 14 325 personnes et causé 1 773 décès en 2015, en France. Cependant, ces dernières années ont été marquées par l’apparition de nouveaux traitements d’immunothérapie dans la prise en charge des mélanomes, qui permettent à certains patients une espérance de vie inespérée jusqu’à maintenant.
Grâce à ces traitements innovants, les dermatologues ont de plus en plus d’armes pour lutter contre les maladies cutanées à proposer à leurs patients. Cette profusion sera largement débattue lors des Journées Dermatologiques de Paris, le rendez-vous annuel en Dermatologie, qui aura lieu à Paris du 6 au 10 décembre 2016, au Palais des Congrès.

Anne Pezet pour CommEdition

Article précédentLes innovations transforment la dermatologie
Article suivantPréserver notre peau