2026 : UNE NOUVELLE DONNE EN HÉPATOLOGIE

Recommandations, innovations thérapeutiques, dépistage : l’hépatologie connaît cette année de profondes évolutions. Notamment pour la MASH, qui cristallise les enjeux d’une prise en charge plus précoce, plus ciblée et mieux coordonnée.

Il est des années charnières pour les avancées médicales et 2026 en est une pour l’hépatologie en France. Dans de nombreux domaines, les progrès diagnostiques et thérapeutiques modifient progressivement les pratiques. En ce qui concerne les hépatites virales, cette année voit la préparation de nouvelles recommandations françaises pour les hépatites B et Delta, avec une réflexion sur un traitement plus précoce et davantage adapté au risque individuel.

Pour l’hépatite C, désormais guérissable dans la grande majorité des cas, l’enjeu reste de dépister les personnes encore porteuses du virus à leur insu. Sur le front du cancer du foie, l’immunothérapie a profondément fait évoluer les traitements et permet désormais, chez certains patients, de mieux contrôler la maladie, voire de rendre possibles des traitements à visée curative. De nouvelles stratégies associant immunothérapie et traitements ciblés directement sur la tumeur sont très prometteuses, mais leur préconisation reste encore à préciser afin d’identifier les patients qui en bénéficieront le plus tout en limitant les effets indésirables.

Enfin, c’est la prise en charge de la MASH qui illustre peut-être le mieux cette nouvelle dynamique. Cette maladie associe une accumulation de graisse dans le foie à une inflammation persistante. Évoluant souvent à bas bruit, elle peut, lorsqu’elle n’est pas détectée suffisamment tôt, entraîner une fibrose susceptible de progresser vers une cirrhose, voire un cancer du foie.

2026 marque un moment historique dans la prise en charge de la MASH avec l’arrivée de nouveaux traitements qui vont transformer sa prise en charge. En parallèle, l’amélioration des outils de dépistage et d’évaluation de la fibrose permet de mieux identifier les patients à risque. Ainsi, repérer la maladie plus tôt devient d’autant plus important qu’il existe désormais des possibilités d’intervention.

C’est dans ce paysage que SOS Hépatites organise les premiers états généraux de la MASH au ministère de la Santé le 29 octobre prochain. À travers la MASH, c’est donc une partie des grands enjeux actuels de l’hépatologie qui est mise en lumière : mieux détecter, mieux stratifier et agir avant que la maladie hépatique ne devienne irréversible. •
Sandrine Mosetti-Guinot

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Article extrait du dossier Grand Angle spécial Hépatologie réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 8 octobre 2026.