Contraception, fertilité, procréation et maternité, ménopause et traitements hormonaux, risques cardiovasculaires ou cancers, la vie des femmes est jalonnée d’étapes heureuses ou plus difficiles qui font l’objet d’interventions, de soins et d’attentions spécifiques.

Leur espérance de vie s’allongeant, jusqu’au-delà de 85 ans en France, les femmes font face à de nombreux défis de santé liés à leurs organes reproductifs et aux évolutions de leur système hormonal.

Quelque 753  000 naissances ont eu lieu en France en 2019. Périodes déterminantes, tant émotionnellement que médicalement, la grossesse et l’accouchement font l’objet d’améliorations de leur prise en charge, grâce notamment à la remise en cause de certaines pratiques par des associations de patientes. Aboutir à une grossesse ou la mener à son terme peut également être un parcours difficile. En France, en 2015, 3,1 % des enfants sont nés grâce à l’Assistance médicale à la procréation (AMP). Ce parcours, parfois long, implique des traitements de l’infertilité souvent lourds pour des taux de réussite de Fécondation in vitro (FIV) qui restent très faibles. L’accompagnement et l’amélioration des traitements et dispositifs d’administration restent donc des points clés.

Plus tard dans la vie des femmes, la ménopause est une période délicate. Synonyme de symptômes perturbant la qualité de vie, elle peut engendrer de l’ostéoporose (liée au déficit en estrogènes) ou une tendance dépressive. Le traitement hormonal de la ménopause reste le plus adapté contre l’ostéoporose et le syndrome climatérique. La cinquantaine est également l’âge de l’augmentation du risque cardiovasculaire. Ces pathologies sont sept fois plus meurtrières que le cancer du sein qui, pourtant, était à l’origine de 12 146 décès en France en 2018. Contrairement à de nombreuses idées reçues, les maladies cardiovasculaires tuent davantage de femmes que d’hommes. En effet, de plus en plus de femmes jeunes sont concernées. Les causes ? Des habitudes de vie qui ont évolué aux cours des dernières décennies, exposant de plus en plus les femmes au tabagisme, par exemple. Comme dans le reste de l’Europe, le cancer du poumon talonne celui du sein et s’apprête à prendre la première place de cancer le plus fréquent chez les femmes

Gézabelle Hauray

Article extrait du dossier Grand Angle – Spécial Hépatologie, réalisé par CommEdition, paru dans Le Monde daté du 8 octobre 2020

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