Cancer : les nouvelles promesses de la radiothérapie


En plein développement, la radiothérapie interne vectorisée s’annonce comme une technologie de rupture dans de multiples indications, comme le détaille Nicolas Bruno, Directeur médical de Novartis France.


En cinquante ans, les progrès en oncologie ont transformé la prise en charge des patients atteints de cancer. Cette dynamique s’appuie sur les avancées conjointes de la recherche académique, de la communauté médicale et de l’industrie pharmaceutique. Le laboratoire Novartis a joué un rôle précurseur dans l’innovation thérapeutique.
« Nous avons mis au point, dans les années 1990, la première thérapie ciblée visant à traiter uniquement les cellules tumorales en préservant le reste de l’organisme, explique Nicolas Bruno, directeur médical France. Nous avons également été pionniers dans la conception des thérapies cellulaires permettant de réactiver le système immunitaire pour qu’il soit capable de lutter efficacement contre le cancer. »
Aujourd’hui, l’entreprise innove dans une technologie de médecine nucléaire de nouvelle génération : la radiothérapie interne vectorisée (RIV). La RIV est une radiothérapie très ciblée, qui va directement identifier et chercher les cellules cancéreuses puis délivre une très petite dose de radioactivité dans la tumeur. Résultat : les cellules cancéreuses sont détruites de l’intérieur, et les tissus sains autour sont largement épargnés. La RIV touche la bonne cible, au bon endroit, avec un impact limité sur le reste du corps. Administrée par injection, la RIV est actuellement indiquée dans différents cancers, notamment celui de la prostate.
« Ces traitements ciblés permettent souvent une efficacité accrue tout en réduisant la pénibilité des soins, avec un impact direct sur la qualité de vie des patients », observe Nicolas Bruno. Aujourd’hui, la médecine nucléaire thérapeutique transforme la prise en charge du cancer de la prostate et offre des perspectives prometteuses avec plus de 40 cibles visées et pour la quasi-totalité des cancers d’organe.
« L’un des objectifs est de tester de nouvelles formes d’isotopes, ainsi que leur association, voire de les combiner avec des immunothérapies », précise le Directeur médical. La France est identifiée comme un territoire de prédilection pour le développement de cette technologie.
« La RIV figure parmi les priorités d’action des autorités de santé, ainsi que des centres de lutte contre le cancer », se félicite Nicolas Bruno. Extrêmement pointue à fabriquer, la RIV exige des délais de délivrance contraints, pour que le produit ne perde pas en radioactivité, et donc en efficacité.

Stéphane Corenc




FA-11681818 – Mai 2026 Copyright Novartis Pharma SAS
© Nicolas Gouhier – Novartis France / DR

Article extrait du dossier Grand Angle spécial Cancer réalisé par CommEdition, parution dans Le Monde daté du 30 mai 2026.